Orthophonie : retenter l’admission après un refus (témoignages et conseils)

Les résultats sont tombés, tu n’as pas été reçu·e et tu tournes en rond depuis, avec toujours la même question : est-ce que ça vaut le coup de retenter ?

Les orthophonistes que tu croiseras en cabinet ont, pour la plupart, vécu au moins un refus avant d’entrer en CFUO.

Dans notre équipe, c’est pareil. Sophie, Delphine, Lucie, Alix, Lauriane : celles qui t’accompagnent, qui relisent ton dossier, qui te font passer tes oraux blancs, ont pour la plupart tenté deux fois, parfois trois.

Alors non, un refus ne dit pas que tu n’as pas le profil. Et cet article n’est pas là pour te faire un discours de motivation.

On voudrait juste te montrer, avec les mots d’Alyssia, de Ninon et de Manon, ce qui se passe réellement entre une tentative et la suivante.

Tenter plusieurs fois l'admission en orthophonie, c'est le parcours de la plupart des orthophonistes

Avant d’aller plus loin, un rappel utile : en orthophonie, il n’y a pas d’examen écrit. Tout repose sur le dossier Parcoursup et l’oral d’admission devant un jury. Ça veut dire que deux candidats avec des notes similaires peuvent obtenir des résultats très différents, selon la façon dont chacun·e a construit son projet, valorisé son parcours et su se présenter le jour J.

C’est ça qui rend cette sélection particulière. Et c’est aussi pour ça que des personnes brillantes, motivées, faites pour ce métier, ne passent pas du premier coup.

Tu n’es pas évalué·e sur un barème : tu es comparé·e aux autres candidats du regroupement, cette année-là.

C’est difficile à entendre quand on vient d’être refusé·e, mais ça veut dire quelque chose d’important. Le refus ne mesure pas ta valeur. Il mesure ta place dans une file d’attente qui change chaque année. Manon le dit d’ailleurs mieux que nous à la fin de son témoignage : il suffit d’un regroupement pour que tout bascule.

Ce qu'une deuxième année apporte, et que la première ne peut pas donner

La méthode, nos élèves l’ont dès la première année. Le dossier, on le construit avec eux dès le départ, les oraux blancs commencent tôt, la prise de parole se travaille rapidement. Ce n’est pas là que se joue la différence.

Ce qui change avec une année de plus, c’est la maturité de ton projet.

Un dossier gagne énormément à être repris un an plus tard. Non pas parce qu’il était mal fait, mais parce que toi tu as bougé entre-temps. Tu as validé un semestre de licence, tu as fait un stage, tu as discuté avec une orthophoniste en cabinet, tu as vécu des choses. Et ça, ça se sent, pour peu qu’on sache le mettre en valeur.

En ce qui concerne les oraux, il y a aussi le fait tout bête d’avoir déjà vécu un entretien. On peut faire tous les oraux blancs du monde, la première fois où on entre pour de vrai dans une salle avec un jury reste une première fois. L’année suivante, tu sais à quoi t’en tenir : le rythme des questions, le moment où on te demande de parler de toi. Tu n’as plus à découvrir ça en même temps que tu réponds.

Le calendrier, lui, change mais ne s’allège pas forcément. En terminale tu prépares le bac, en licence tu as les partiels du second semestre qui tombent exactement au même moment que les oraux. Ce n’est pas plus simple. La différence, c’est que la deuxième fois tu sais ce qui t’attend, donc tu peux t’organiser autrement. Alyssia le raconte à sa façon : le dossier le week-end, les cours de fac la semaine, une organisation posée à l’avance plutôt que subie.

Enfin, ton projet se précise. À 17 ans, on explique souvent qu’on veut devenir orthophoniste avec les mots des autres. Un an plus tard, on l’explique avec les siens. Il faut le temps qu’il faut.

Trois témoignages de doublantes admises en orthophonie

Alyssia, Ninon et Manon ont choisi de rejoindre l’aventure Orthophonie Académie. Elles ont été refusées, elles ont choisi de repartir pour un tour, et elles sont en formation aujourd’hui. On publie leurs témoignages tels qu’elles nous les ont écrits.

Alyssia : admise à la deuxième tentative, avec un 8 en philosophie

Si tu te dis qu’une note du bac risque de te coûter ta place, lis ce qu’elle raconte.

Salut, je m'appelle Alyssia, j'habite à Marseille. En terminale j'avais les spécialités mathématiques et économie et j'ai obtenu mon bac avec une mention assez bien. J'ai tenté d'entrer en école d'ortho une première fois durant ma terminale mais les oraux n'ont pas abouti.
J'ai décidé de faire une première année de Sciences du langage tout en suivant une deuxième fois la prépa Ortho Académie. Cette année j'avais un peu peur de ne pas être prise à des oraux au vu de la note catastrophique que j'ai eue au bac de philo (j'ai eu 8). Grâce à la prépa j'ai eu plus de temps pour m'organiser et me préparer aux oraux. Je modifiais et peaufinais mon dossier principalement le week-end et je m'organisais pour travailler mes cours de la fac la semaine. Et puis, j'ai également pu me forger grâce aux oraux blancs et aux merveilleux comptes rendus qu'on nous transférait par mail. J'ai également eu la chance d'avoir des tutrices très bienveillantes, remplies de bons conseils, qui m'ont permis d'acquérir de l'assurance dans les prises de parole. Vous pouvez vraiment vous inscrire à la prépa les yeux fermés, ils vous encouragent tellement dans votre projet professionnel !!!
Le seul conseil que je peux vous donner, c'est de ne jamais baisser les bras même lorsque vous pensez que c'est perdu d'avance. Je dis toujours : notre seule limite, c'est nous-mêmes ! Alors le jour de l'oral, prenez une grande respiration et osez parler de vous. Restez vous-même, c'est ce qui fera aussi de vous une bonne future orthophoniste.

Sa peur du 8 en philo ne l’a jamais quittée, elle le dit elle-même. Elle a juste arrêté de la laisser parler à sa place le jour de l’oral. C’est là que l’assurance dont elle parle a fait la différence, pas dans les connaissances.

Ninon : admise à Lyon et à Paris à la quatrième tentative

Ninon est un exemple de pugnacité. Malgré trois refus, elle n’a jamais rien lâché, et aujourd’hui la voilà en CFUO, avec une licence de Sciences du langage en poche.

Moi c'est Ninon, j'ai 20 ans et je suis originaire du Sud-Est de la France. J'ai obtenu mon baccalauréat en 2023, sans mention (pour mon plus grand désespoir) avec les spécialités HGGSP et SES (HLP en classe de Première). J'ai tenté les écoles d'orthophonie à la fin de ma terminale mais en vain. Je me suis alors tournée vers une licence en Sciences du langage à la faculté d'Aix-en-Provence. En parallèle de ma L1 et au vu de la sélection des écoles d'ortho, j'ai décidé à l'été 2023 de rejoindre l'aventure qu'est Ortho Académie. Mais malheureusement mon année de L1 a rimé avec refus. Comme je fais partie de ces personnes qui ne font jamais les choses à moitié apparemment, et comme on dit, jamais deux sans trois. Me voilà parmi les élèves les plus fidèles de la prépa. En L2 j'ai décidé de continuer l'aventure avec OA. Cette année-là j'ai pu décrocher l'oral de Lyon, alors que je n'y croyais plus du tout. Mais sans succès. J'ai continué ma L3, toujours avec la prépa à mes côtés. Et là magie : je décroche l'oral de Lyon ET de Paris.
La prépa Orthophonie Académie, c'est un accompagnement de qualité, avec des tutrices toujours disponibles pour répondre à vos interrogations/doutes. Mentions spéciales à Émilie et Charlotte qui m'ont accompagnée durant ces 3 années. C'est aussi des oraux blancs, des classes virtuelles, une plateforme e-learning et un Discord pour discuter avec les autres élèves de la prépa mais aussi les orthos. Et bien sûr la rédaction d'un dossier en béton. La prépa m'a donné confiance. Aujourd'hui je sais quels sont mes atouts, mais je sais aussi mettre en avant mes expériences (même celles qui ne nous semblent pas intéressantes).
Je suis la preuve vivante qu'il ne faut jamais rien lâcher. J'ai eu des moments de doutes, des remises en question, mais mon envie d'être orthophoniste était bien plus forte que tout. J'ai eu la chance d'être merveilleusement bien accompagnée et entourée, et sans la prépa c'est certain que je ne serais pas étudiante parisienne à la rentrée.
J'espère que mon témoignage vous aidera à sauter le pas ! Et surtout si vous avez un rêve, croyez en vous, malgré le temps que ça prendra.

Trois ans avec les mêmes tutrices, Émilie et Charlotte, ça compte aussi dans cette histoire. Quand quelqu’un connaît ton dossier depuis le début, il voit ce qui a évolué chez toi et il te le dit. Ninon parle de confiance, et c’est bien de ça qu’il s’agit : au bout du compte, elle savait nommer ses atouts, y compris ceux qu’elle jugeait encore sans intérêt un an plus tôt.

Manon : quatre tentatives, admise dans les trois centres de Bretagne

Manon est arrivée avec un parcours qui ne va pas en ligne droite : licence d’espagnol, année de césure, réorientation en Sciences du langage. Le genre de profil qu’on croit devoir justifier.

Bonjour, je m'appelle Manon, j'ai 23 ans.
J'ai obtenu mon bac général (spécialités SES et HLP) mention Assez Bien, avec un profil atypique : des notes très moyennes en matières scientifiques. Après une licence d'espagnol et une année de césure, je me suis réorientée vers une licence de Sciences du langage. J'ai présenté les admissions quatre fois avant d'être finalement admise dans les trois centres de formation de Bretagne, en fin de L3.
Mes deux années chez OA m'ont permis de comprendre précisément ce que les jurys attendent, au dossier comme à l'oral. J'y ai développé une vraie méthode pour valoriser mon parcours et faire le lien entre mes qualités et mes expériences (stages, bénévolat, rencontres) afin de répondre avec justesse aux questions posées. Les entraînements ont été précieux, mais ce sont surtout les retours personnalisés de mes tutrices (Émilie et Charlotte la première année, puis Alix la seconde) qui m'ont permis d'aborder l'entretien avec sérénité, efficacité et assurance.
Mon conseil : ne perdez jamais de vue votre objectif, même si le chemin est plus long que prévu. Les admissions en orthophonie sont aussi une question de timing. Et surtout, rappelez-vous qu'il suffit d'un regroupement pour que tout bascule.

Son parcours en zigzag est devenu son argument. L’espagnol, la césure, la réorientation, tout ça raconte quelqu’un qui n’a pas froid aux yeux, qui sait écouter son cœur et qui n’a pas peur de recommencer. Et le résultat final vaut le coup d’être regardé deux secondes : trois refus, puis trois admissions dans le même regroupement. Même personne, dossier plus mûr.

Ce qu'on met en place pour nos doublants

Quand on repart pour une deuxième année, on n’a pas besoin qu’on nous réexplique ce qu’on sait déjà. Ce serait une perte de temps, et un manque de respect pour le travail déjà fourni. On a donc construit un suivi à part.

Nos doublants sont regroupés dans une équipe qui leur est réservée, avec une tutrice formée spécifiquement pour cet accompagnement. Comme ces élèves étaient déjà avec nous l’année précédente, on connaît leur dossier, leurs oraux blancs et les retours de leurs tutrices. On sait donc où appuyer : parfois le dossier qui doit gagner en maturité, parfois la gestion du stress, parfois la façon de raconter un parcours qui a changé de direction, parfois juste l’entraînement à rebondir sur une question imprévue.

Ils bénéficient aussi d’un tarif réduit sur cette deuxième année. Recommencer une préparation ne doit pas devenir un problème d’argent quand on est déjà étudiant·e.

Le reste ne change pas : oraux blancs avec comptes rendus personnalisés, classes virtuelles, plateforme e-learning, Discord pour échanger avec les autres élèves et avec des orthophonistes, et le travail sur le dossier jusqu’au dépôt.

Et puis il y a un effet qu’on n’avait pas anticipé en créant cette équipe. Se retrouver entre personnes qui vivent la même chose au même moment enlève énormément de poids. Le refus arrête d’être une honte personnelle pour devenir ce qu’il est : une étape par laquelle passent énormément de gens.

FAQ : vos questions sur le choix de retenter l'admission en orthophonie

Combien de fois peut-on tenter l'admission en orthophonie ?

Il n’y a pas de limite, tu peux candidater chaque année. Ninon et Manon ont toutes les deux tenté quatre fois.

Est-ce que retenter, c'est perdre une année ?

Pas si tu es inscrit·e dans une formation qui te plaît vraiment, et non dans un choix par défaut. La plupart de nos doublants suivent une licence en parallèle, choisie et pas subie, souvent en lien direct avec leur projet de devenir orthophoniste. Ils valident leurs semestres, et ces années restent acquises quoi qu’il arrive ensuite.

Peut-on suivre la prépa orthophonie en parallèle d'une licence ?

Complètement, c’est même la combinaison la plus courante. La prépa est 100 % en ligne, sans horaires fixes, à raison de 3 à 4 heures par semaine en moyenne. Elle est compatible avec une licence, un service civique, un job. Elle est d’ailleurs ouverte aux personnes en reconversion.

Mes notes de bac sont moyennes, est-ce que c'est perdu d'avance ?

Alyssia a eu 8 en philosophie. Ninon a eu son bac sans mention. Manon avait des notes très moyennes en matières scientifiques. Toutes les trois sont en formation. On ne va pas se mentir, les notes comptent, mais ce qui compte encore plus, c’est l’histoire que tu racontes avec ton parcours.

J'ai déjà fait une année de prépa, est-ce vraiment utile d'en refaire une ?

L’accompagnement pour les doublants n’est pas une répétition de l’année précédente. On repart de ton bilan, on identifie ce qui n’a pas fonctionné, et on travaille spécifiquement ces axes, avec une tutrice formée pour ce profil. Ce qui aide, c’est d’avoir en face de toi quelqu’un qui connaît déjà ton dossier et qui peut te dire ce qui a manqué, parce que ça, ce n’est pas évident à voir seul·e. Et puis il y a la force du groupe, qu’il ne faut pas sous-estimer : pouvoir échanger avec des gens qui traversent exactement la même chose, ça change tout les jours où la motivation est basse.

Je n'ai eu aucun oral cette année, ça veut dire que mon profil n'est pas intéressant ?

C’est le cas de beaucoup de monde et ça ne veut rien dire. Une fois encore, tu es mis·e en concurrence avec des milliers de personnes. D’ici l’année prochaine, tu auras de nouvelles expériences à valoriser, et on peut t’aider à rendre ton dossier béton. Faire le point avec toi nous permet de cibler directement tes forces et tes faiblesses.

Y a-t-il une réduction pour les doublant·es chez Orthophonie Académie ?

Oui. Contacte-nous pour en savoir plus selon ta situation.

Prépa orthophonie : les inscriptions pour la rentrée sont ouvertes

Si tu as reçu un refus en juin, tu n’es pas seul·e et tu n’es pas hors course. L’admission en orthophonie n’est pas une ligne droite, c’est un chemin, et il est rarement parcouru du premier coup.

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